Les grands principes de l’économie solidaire

Dans le cadre de l’économie solidaire, des personnes et des collectifs s’efforcent de répondre aux besoins de la vie quotidienne tout en cherchant à travailler, échanger et consommer autrement; ceci, tout en refusant d’être réduit à la création de nouveaux marchés ou à la gestion des dégâts de la mondialisation.

Ces pratiques d’économie solidaire sont souvent assumées par des structures ayant une forme juridique relevant de l’économie sociale à laquelle elle a également emprunté son mode d’équilibre financier basé sur la mixité financière des ressources (redistribution, échanges, réciprocité). A partir de cette culture de l’utilité collective, l’économie solidaire a développé une notion plus large d’utilité sociale par sa volonté d’ancrage territorial, au plus près des besoins et des dynamiques citoyennes…

Aussi, l’économie solidaire se définit par rapport à des valeurs, à des projets ancrés localement, reposant sur la valorisation des personnes et des territoires.

Ces projets se créent à partir d’initiatives associant les parties prenantes. Ce sont à la fois :

  • des habitants, usagers ou professionnels prenant en charge la conception de services,
  • des entreprises voulant contribuer à l’intégration par l’économique de population en difficulté
  • des consommateurs qui s’organisent pour vérifier la qualité des produits qu’ils achètent,
  • des épargnants utilisant différemment leur argent.

C’est de ce fait un ensemble d’expériences, qui prend des formes juridiques diverses et variées, visant à démocratiser l’économie à partir d’un engagement citoyen. Ses finalités (insertion, lien social, produire autrement) importent plus que le statut.

Jean Louis LAVILLE, théoricien contemporain de l’économie solidaire, identifie quatre principes économiques : le marché, la redistribution, la réciprocité et l’administration économique. L’économie solidaire a pour ambition de combiner la réciprocité, le marché et la redistribution dans un cadre légal fondé sur la liberté d’adhésion et l’égalité. Si l’économie domestique privilégie la famille comme lieu de solidarités, l’économie solidaire privilégie la réciprocité, c’est-à-dire l’action collective. L’économie solidaire cherche à cumuler les avantages de l’économie monétaire, source de liberté individuelle par le marché et facteur d’égalité par la redistribution avec ceux de l’économie non monétaire qui sort les échanges de l’anonymat.

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