Interview de Bernard Torchet

Interview de Bernard TORCHET – Co-président

CRE-SOL : Pouvez dire à nos lecteurs, quel est votre parcours et pourquoi vous avez décidé d’être adhérent ?

Bernard TORCHET : Ingénieur à la retraite depuis le 1er janvier 2000, j’ai souhaité mieux réaliser mes activités aussi proche que possible de l’Economie Solidaire et de la Solidarité Internationale. Mon parcours professionnel d’Ingénieur :
– service Qualité dans uns usine de production, sous traitante de l’industrie automobile, pendant 5 ans
– en Recherche appliquée dans des services du Ministère de l’Equipement et des transports pendant 35 ans : d’abord adapter les routes, les véhicules aux vitesses élevées (5 ans) puis automatisation de matériels de construction de routes.
Le plus difficile a toujours été de participer à la mise en place de conditions de travail alternative.
Avant de prendre la direction du service, j’ai eu des engagements syndicaux à la CFDT : localement, au niveau du département et de la fédération,
Mon engagement en ESS date de la Création du Ministère d’HASCOUET et de la participation au projet UTC (un travail pour chacun) initié par NICONOFF et expérimental de 1998 à 2005 ; participation à l’expérimentation dans la vallée du Cher.

CRE-SOL : aujourd’hui vous êtes administrateur, qu’est-ce ce que cela veut dire pour vous ?

BT : lorsque le projet UTC a été abandonné suite à l’alternance politique, j’ai eu la chance de participer au début de CRE-SOL en Région Centre. Cette activité est cohérente à mon engagement à l’association Peuples Solidaires 41 : Solidarité Internationale et aide au développement de pays du SUD. Je suis intéressé par la mise en partenariat d’associations dont les objectifs sont :
– Développement de l’Economie Solidaire sur des territoires locaux et régionaux
– Etablir une passerelle entre des Associations / Entreprises d’Insertion (destinées aux chômeurs de longue durée, éloignés de l’Emploi depuis plusieurs années) et des lieux d’activités classiques
– Mettre en synergie les actions d’Economie Solidaire « ICI) et l’aide au développement des Pays du Sud.
Cela nécessite des réflexions et des actions en commun : par exemple : la semaine de la solidarité , la quinzaine du commerce équitable, manifestations associant les paysans de l’agriculture paysanne, les consommateurs et les commercialisation en « circuits de proximité » Type Association de Mainien de Agriculture Paysanne (AMAP).
CRE-SOL est pour moi un outil indispensable à la réalisation de ces objectifs, raison pour laquelle j’y suis engagé comme administrateur, représentant Peuples solidaires 41, depuis plusieurs années.. Je suis au bureau de CRE-SOL depuis la dernière AG, je souhaite que le renouvellement du Conseil d’administration continue et que lors de la prochaine AG , un nouveau secrétaire soit élu au Bureau.

CRE-SOL : sur quoi, sur qu’elle(s) action(s) allez vous concentrer vos efforts en tant que Administrateur et secrétaire, membre du Bureau.

BT :
– en tant qu’Administrateur :
– au niveau local, je m’inscrirai le plus possible dans l’animation de l’Economie Solidaire du Loir et Cher
– au niveau Régional je participerai de mon mieux à l’animation du réseau de CRE-SOL – dans la mesure de mes compétences, je participerai à l’accueil et à l’accompagnement des « Porteurs de Projet »
– les domaines de la communication, de la formation et de la Finance Solidaire, sont essentiels
– en tant que secrétaire du Bureau de CRE-SOL, je vais essayer d’être le plus efficace possible, en Binôme avec Marie Laure, notre coordinatrice dont le travail est d’autant plus compliqué que les activités de CRE-SOL sont diverses et complexes et que nous sommes nombreux à, sans cesse la solliciter.

CRE-SOL : quel sont à votre avis les valeurs qui font de CRE-SOL un mouvement à part entière ?
BT : La nécessité de trouver des « Alternatives » à la société ultra libérale dont « les valeurs humaines et universelles » sont absentes, est pour moi évidente.
Je pense que la démocratie est aujourd’hui la seule réponse à nos difficultés. Elle nécessite une dialectique construite entre les partis politiques, le gouvernement et la Société Civile : associations, syndicats, structures d’ESS. Pouvoir/Contre Pouvoir.
Par exemple, la Société Civile a le devoir, de contrôler que les promesse faites lors d’une élection seront bien suivies d’effet.
La réduction de toutes inégalités est à ce prix et il est indispensables que les citoyens « soient acteurs de leur changement » ; Mettre le bon bulletin dans l’Urne est nécessaire pas suffisant.

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